Les maladies cutanées chez les chats et les chiens représentent 20 % de toutes les consultations1. La dermatite allergique est complexe à diagnostiquer et à traiter, mais l’alimentation peut jouer un rôle clé pour nous aider à comprendre la cause sous-jacente et à la traiter.
La dermatite atopique (DA) est liée à des allergies environnementales. La dermatite atopique canine (DAC) est une maladie cutanée inflammatoire prurigineuse qui peut être causée par une prédisposition génétique ainsi que par d’autres facteurs, tels que la sensibilité à des allergènes, notamment le pollen, les moisissures, la poussière et les acariens.
Les réactions indésirables aux aliments (RIA) sont d’origine alimentaire et peuvent être graves. L’organisme de l’animal peut confondre les protéines alimentaires avec des molécules nocives et libérer des médiateurs inflammatoires pour les détruire.
Les signes cliniques et les lésions de la DA et des RIA peuvent être très similaires2,3,4 et certains animaux peuvent être atteints à la fois de DA et de RIA2,5.

Figure 1. Possibles signes dermatologiques cliniques associés à la DA et aux RIA

Figure 2. Exemples de signes dermatologiques cliniques chez le chien
L’INTÉRÊT D’UN ESSAI D’ÉVICTION POUR TRAITER LA DERMATITE ALLERGIQUE
L’essai d’un régime d’éviction est la seule méthode fiable pour diagnostiquer une allergie alimentaire chez les chats et les chiens6. L’essai consiste à nourrir le chien ou le chat exclusivement avec une formule spécialisée, ce qui signifie qu’aucune gâterie ni autre source de nourriture ne doit être donnée pendant une période de 8 à 12 semaines. Une fois les signes cliniques disparus, la réintroduction progressive des formules précédentes ou des aliments suspects, un à la fois, permet de confirmer le diagnostic en raison de la réapparition des signes cliniques.
Anallergénique de ROYAL CANINMD est conçue pour réaliser un régime d’éviction et pour la prise en charge à long terme des RIA, avec des protéines provenant exclusivement de protéines hydrolysées à base de plumes (88 % des protéines sous forme d’acides aminés purs et 99 % des protéines du produit fini < 6 KDa) afin de minimiser le risque de réaction allergique7,8,9.

Figure 3. Anallergénique ROYAL CANINMD pour chien et chat
PHASE DE PRISE EN CHARGE APRÈS LA RÉPONSE CLINIQUE
Si une sensibilité alimentaire est diagnostiquée, plusieurs options s’offrent à vous pour la nutrition de votre animal :
- Formules à base de protéines hydrolysées. Formulées à partir de protéines décomposées en fragments plus petits, dont la taille est suffisamment petite pour ne pas être identifiées comme étrangères par le système immunitaire, ce qui évite ainsi toute réaction.
- Formules à protéines sélectionnées ou nouvelles. Formulées à partir de protéines animales et de sources de glucides moins souvent associées à des sensibilités alimentaires chez les chiens ou les chats.
- Formules végétariennes. Sans protéines d’origine animale, elles minimisent le risque de réaction allergique grâce à l’inclusion de sources de protéines végétales choisies.
PHASE DE PRISE EN CHARGE EN L’ABSENCE DE RÉPONSE CLINIQUE
Lorsque les patients ne présentent aucune amélioration après un essai d’éviction bien mené, un diagnostic de DA peut être posé. Plusieurs pistes thérapeutiques peuvent être explorées, notamment une prise en charge nutritionnelle visant à réduire les complications comme le prurit, l’inflammation, les infections bactériennes et fongiques secondaires, et à favoriser la régénération cutanée.
SkintopicMC de ROYAL CANINMD est spécialement conçue pour soutenir la prise en charge de la DAC. La formule SkintopicMCPetit chien a été adaptée aux particularités des petits chiens, notamment leurs sensibilités urinaires, digestives et dentaires un plus la taille adaptée des croquettes.

Figure 4. ROYAL CANINMD SkintopicMC pour toutes les tailles de chiens
LA PATIENCE EST UNE VERTU LORSQU’IL S’AGIT DE TRAITER LA DERMATITE ALLERGIQUE!
La prise en charge de la dermatite allergique demande du temps et de l’engagement et il est essentiel de sensibiliser les propriétaires d’animaux. En collaborant, les propriétaires et le personnel vétérinaire peuvent prendre en charge efficacement cette affection à long terme.
- Il est crucial d’avoir des communications claires! Les propriétaires d’animaux pourraient s’attendre à ce que la dermatite allergique disparaisse après une seule visite.
- Pour réaliser un diagnostic de la cause sous-jacente de la dermatite allergique, il est indispensable de procéder à un bilan complet.
- La prise en charge de la cause est essentielle10,11.
- Une fois les ectoparasites, les infections et les maladies endocriniennes écartés, l’étape suivante consiste à envisager l’essai d’un régime d’éviction.
- L’essai d’éviction nécessite l’engagement total du propriétaire, il est donc essentiel de choisir la bonne formule.
- Les propriétaires d’animaux peuvent avoir besoin d’informations sur les régimes d’éviction et les formules recommandées.
Grâce à un diagnostic approprié et à des recommandations nutritionnelles adaptées, il est possible d’améliorer la santé cutanée à long terme des animaux.
Références
- Hill PB et al. Survey of the prevalence, diagnosis and treatment of dermatological conditions in small animals in general practice. Veterinary Record 2006; 158: 533-539.
- Verlinden A, Hesta M, Millet S, Janssens G. P.J. Food allergy in dogs and cats. Critical Reviews in Food Science and Nutrition 2006; 46:3: 259-273.
- Favrot C. Feline non-flea induced hypersensitivity dermatitis – Clinical features, Diagnosis and Treatment. Journal of Feline Medicine and Surgery 2013; 15: 778–784.
- DeBoer DJ, Hillier A. The ACVD Task Force on canine atopic dermatitis (XV): Fundamental concepts in clinical diagnosis. Veterinary Immunology and Pathology 2001; 81: 271-276.
- Scott D et al. Feline dermatology at Cornell University: 1407 cases (1988–2003). Journal of Feline Medicine and Surgery 2012; 15: 307–316.
- Mueller R.S., Olivry T. Critically appraised topic on adverse food reactions of companion animals (4): Can we diagnose adverse food reactions in dogs and cats with in vivo or in vitro tests? BMC Vet Res 2017; 13: 275. https://doi.org/10.1186/s12917-017-1142-0
- Olivry T, Bizikova P. A systematic review of the evidence of reduced allergenicity and clinical benefit of food hydrolysates in dogs with cutaneous adverse food reactions. Veterinary Dermatology 2010; Feb;21(1): 32-41.
- Martin A et al. Identification of allergens responsible for canine cutaneous adverse food reactions to lamb, beef and cow’s milk. Veterinary Dermatology 2004; 15:349–56.
- Verlinden A , Hesta M, Millet S, Janssens G. P.J. Food Allergy in Dogs and Cats: A review in Critical Reviews in Food Science and Nutrition 2006; 46:3: 259-273.
a. Sera from cats with naturally occurring chicken-specific IgEs
b. Sera from dogs & cats with naturally occurring corn-specific IgEs - Halliwell R.E.W. The diagnostic approach to pruritus. Proceedings of the Continuing Education Program of the WCVD 2016; 5-13.
- Verlinden A, Hesta M, Millet S, Janssens G. P.J. Food allergy in dogs and cats. Critical Reviews in Food Science and Nutrition 2006; 46:3: 259-273

